"Sister Act" : dernière représentation avancée au 30 octobre

"Sister Act" : dernière représentation avancée au 30 octobreTriste cadeau d’anniversaire pour Sister Act qui donnera sa dernière représentation au London Palladium le 30 octobre, en lieu et place du 1er janvier comme annoncé il y a quelques temps.

Sister Act soufflera sa 1ère bougie le 2 juin. Vous n’aurez alors plus que 5 mois pour aller voir ce musical familial dont les lyrics sont de Glenn Slater et la musique d’Alan Menken (La petite boutique des horreurs; Belle et la Bête; Le Bossu de Notre Dame donné en 1ère mondial à Berlin dans une mise en scène flamboyante de James Lapine de juin 1999 à juin 2002). Le livre est de Cheri et Bill Steinkellner, et reprend la trame du film.

Ce musical coproduit à Londres par Whoopi Goldberg et Stage Entertainment UK, avait d’abord créé au Pasadena Playhouse à Pasadena (Californie) le 24 octobre 2006 (avec une première officielle le 3 novembre), où il fut joué deux mois.
À l’époque, Patina Miller qui a créé le rôle à Londres était dans la distribution et jouait la doublure de Deloris Van Cartier. Le musical fut repris à l’Alliance Theatre d’Atlanta l’année suivante du 17 janvier au 25 février.

Par la suite, Alan Menken devant s’atteler à la version de Broadway de La Petite Sirène, le projet d’amener Sister Act sur une scène à Broadway ou à Londres s’estompait… jusqu’au jour où Whoopi Goldberg annonça qu’elle allait coproduire le show à Londres.

La production est impressionnante

La scénographe Klara Zieglerova a dû utiliser tous les centimètres des cintres pour y mettre les imposants et nombreux décors.

Cependant, il ne sera malheureusement pas possible d’en avoir une idée si l’on n’a pas vu le musical, car, que ce soit dans le programme ou les affiches, ce n’est pratiquement que l’intérieur de l’église que l’on voit !
Pourquoi ne pas avoir mis plus de photos différentes de tous ces décors ? On a l’impression, en regardant les extraits ou le programme, qu’il n’y a qu’un lieu. En réalité, il n’en est rien : la scène tournante fixée sur vérins hydrauliques est capable d’être montée pour nous fait découvrir notamment les loges d’un cabaret. Cette scène centrale tournante est elle-même entourée d’un anneau tournant permettant d’amener des éléments de décors avec une grande fluidité.

Rien que pour tout cela, le musical vaut le détour. Sans parler des murs du couvent qui, après avoir été descendus des cintres, viennent glisser sur le devant de la scène depuis les coulisses. En toute honnêteté, Klara Zieglerova aurait mérité un Laurence Olivier award pour son travail. Il en est de même pour Patina Miller qui dans le rôle titre est brillante, dynamique et pétillante : elle a même par moment des faux airs à Whoopi Goldberg.

La musique n’est pas des meilleures

Cependant côté musical, Alan Menken n’a pas été des plus inspiré : “Bless our show” ressemble à s’y méprendre à “Be our guest” (de Beauty and the Beast - NDLR : "C'est la fête" dans la version française du long-métrage animé) tant par le phrasé que par l’orchestration.
Pour le reste à part “Take me to Heaven”, “Fabulous Baby” et “Spread the love around”, on ne peut pas dire que les musiques restent dans les mémoires. Ce qui est le plus désagréable est que la plupart de ces chansons sont entrecoupées par des dialogues. La chanson titre, qui avait d’ailleurs été retirée de la production originale puis réintégrée à Londres n’est pas celle dont on gardera le plus grand souvenir.

Pas de grosse surprise dans le synopsis.

En effet, il n’y a pas de réelles nouveautés par rapport au film, si ce n’est la scène finale qui ne se déroule pas dans un casino (il faut dire que compte tenu de l’importance des décors, créer un décor supplémentaire aurait été une folie financière). Les personnages sont un peu trop caricaturaux, les "méchants" sont lourdauds et niais, les gentils un peu trop honnêtes. Par moments ça semble dépassé. Mais… tout est bien qui fini bien.

En résumé, si vous voulez passer un bon moment en famille, ou si vous aimer les grosses productions, n’hésiter pas à voir Sister Act : vous serez aux anges.

Sister Act n’a pas dit son dernier mot !

Il est vrai que si cette production n’était pas repartie bredouille des Laurence Olivier Awards, elle aurait sûrement bénéficié d’un regain de spectateurs.

Mais la vie de Sister Act n’est pas pour autant terminée, une production (certainement plus petite compte tenu de la scène du théâtre) ouvre le 5 décembre prochain à Hambourg au TUI Operettenhaus.

Bill Taylor, Directeur des productions Stage Entertainment UK et USA indique que le musical cherche un autre théâtre à Londres (un transfert semble peu probable, d’une part, du fait des frais qu’occasionneraient un déménagement et une adaptation des décors et, d’autre part, pourquoi ne pas être resté jusqu’au 1er janvier ?).

Cependant Bill Taylor parle aussi d’une tournée, et d’une version à Broadway. Il indique qu’il avait été dès le départ décidé que Sister Act céderait la place à la nouvelle production d’Andrew Lloyd Webber du Magicien d’Oz (le London Palladium appartient au Really Useful Group) dont les représentations devraient commencer fin mars 2010. En attendant, aucun spectacle n’a été annoncé pour assurer l’intérim au Palladium.

Quoiqu’il en soit, souhaitons déjà du succès à Sister Act outre Rhin !

Sources : playbill, what’s on stage

Commentaires

explosif!

Dans le cadre somptueux du London Palladium, cette Sister act version "musical" procure un plaisir immédiat... qui ne se démentira pas un seul instant au cours du spectacle. L'histoire est certes bien connue (nul n'a oublié le film d'Ardolino avec l'inénarrable Whoopi) et pourtant le charme -et la surprise!- opèrent. Rythme endiablé, transitions cinégéniques à souhait (bien que nous soyons au théâtre), superbes décors, follement évocateurs (la loge bling bling de Dolores, l'intérieur du couvent, l'église qui tombe en lambeaux et ressuscite...). Visuellement, Sister Act nous en met plein les mirettes. Estampillé Disney, Alan Menken signe une partition qui ne vise pas à l'immortalité seulement à divertir ("Fabulous baby"), enchanter ("Take me to heaven") et émouvoir ("Sister act"). Des chansons à l'inspiration facile, qui témoignent d'un sens très sûr de la mélodie. Si le surjeu permanent de l'ensemble de la distribution peut parfois agacer, il suffit à Patina Miller (Waouh!), Claire Greenway, Katie Rowley Jones, Chris Jarman d'ouvrir la bouche pour que toutes les résistances tombent. Et que les portes du paradis s'entrouvrent!
Une grande réussite

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