Critique : "Cabaret Terezin" au Théâtre Marigny

Critique : "Cabaret Terezín" au Théâtre MarignyCabaret Terezin
Les 7, 8 et 14 février, 8 mars et 18 mai au Théâtre Marigny, de 17 à 38,50€

L’idée de départ du Cabaret Terezín est de mettre à l’honneur des chansons écrites et composées par des déportés, enfermés dans le camp de Theresienstadt, en République Tchèque, entre 1942 et 1944, peu avant d’être envoyé à Auschwitz. Sur scène, trois comédiens et un pianiste font revivre avec émotion la mémoire de ces artistes disparus.

Au piano, Sergueï Dreznin, qui a également composé quelques unes des chansons, accompagne les trois merveilleux interprètes : Isabelle Georges, David Krüger et Olivier Ruidavet. Le quatuor d'artistes nous conte ainsi les tragiques moments de vie d'inconnus, entrecoupés de morceaux musicaux traduits de l'allemand et adaptés par Boris Bergman.

Malgré la légèreté de certains numéros, Cabaret Terezin souffre peut-être d'une trop grande solennité dans son approche. Cette gravité de ton, évidemment imposée par le sujet, nous interpelle sur le dosage de l'émotion tout au long de l'heure et quart que dure le spectacle. Tout le talent des interprètes est flagrant et nous éclate en pleine figure (humour, claquettes, chant...) mais la pièce peut laisser quelques spectacteurs sur la touche, témoins d'une succession de bribes de mémoires semblant quelque peu décousues et reliées par un fil rouge musical ténu.

La mise en scène du devoir de mémoire en musique aurait pu être une formidable occasion de présenter un spectacle vibrant et riche. Or ici, le minimalisme de la scène et le jeu des acteurs (parfois trop accentué), m'ont seulement fait entrapercevoir une émotion à côté de laquelle je suis bel et bien passé... Une "leçon de vie" qui aurait pu me toucher davantage.


Cabaret Terezin
Les 7, 8 et 14 février, 8 mars et 10 mai 2010 au Théâtre Marigny.
Mise en scène d'Isabelle Georges, assistée de Daisy Miotello.
Avec Isabelle Georges, David Krüger, Olivier Ruidavet et au piano Sergueï Dreznin.
Adaptation des chansons : Boris Bergman; dialogues : Josette Milgram; d'après l'histoire vraie d'Alexander Waechter; musiques additionnelles : Sergueï Dreznin et Gerhard Bronner; mise en lumière : Carlo Varini.
Réservations : cabaret.terezin@gmail.com

Commentaires

Une découverte

Cabaret Terezin m'a permis de découvrir une histoire que je ne connaissais celle du camp de Theresienstadt en République Tchèque. Et rien que pour cette raison je suis ravi d'avoir vu spectacle.
Pour moi l'émotion réside dans les textes qui sont chantés. A mots couverts, on réalise l'horreur des camps. Il est rappeler que sur les 144000 personnes déportés à Theresienstadt, qui fut un transit vers les camps de la mort, seules 19000 personnes ont survécu.
Il est à souligner l'interprétation d'Isabelle Georges, David Krüger et Olivier Ruidavet qui vont vivre des chansons adaptées par Boris Bergman.
Bref si vous voulez faire un voyage émouvant dans le temps, je vous conseille de vous rendre au théâtre Marigny pour découvrir ce Cabaret Terezin.

magnifique

Superbe spectacle qui rend hommage à ces merveilleux artistmes qui survivent à travers leurs superbes chansons.

L'énergie du désespoir leur a permis de créer des musiques et des textes dont la qualité jaillit au théâtre Marigny grâce à une mise en scène sans esbrouffe .

Olivier Ruidavet est magnifique d'émotion. Il passe d'un sentiment à l'autre d'une manière nuancée et subtile avec un talent énorme.
Isabelle Georges pleine de grâce illumine les chansons qu'elle interprête avec coeur.

Je recommance ce spectacle aux qualités artistiques immenses.

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