Critique : "Irma la douce" au Théâtre de la Porte Saint-Martin

Critique : "Irma la douce" au Théâtre de la Porte Saint-MartinDans le langage de la comédie musicale, on appellerait cela un revival. Le Théâtre de la Porte Saint-Martin fait renaître Irma la Douce, une comédie musicale créée à Paris en 1956.
Grand succès de la fin des années 1950, l’œuvre fut représentée à Broadway et à Londres, avant d’être adaptée au cinéma par Hollywood en 1963, dans une réalisation de Billy Wilder. 
 
Le livret d’Alexandre Breffort raconte l’histoire d’un jeune parisien qui tombe amoureux d’une prostituée et qui va mener une double vie d’amant et d’unique client de son amante, sans que celle-ci ne s’en rende compte. Mais cette double-vie qu’il mène pour protéger l’amour de leur couple, ne dure qu’un temps. 
La musique originale de Marguerite Monnot est réorchestrée par Gérard Daguerre qui avait déjà signé les arrangements de la production des années 2000 à Paris. 
 
La mise en scène de Nicolas Briançon est astucieuse, mêlant habilement le procédé du théâtre dans le théâtre sur scène, et des interactions avec le public de la salle, notamment par l’intermédiaire du rôle de la narratrice, interprétée brillamment par Nicole Croisille.
 
 
Le livret exige l’utilisation d’un accent parisien d’antan, d’expressions utilisées du temps des bandits et du Paris de la rue Saint-Denis, et des gestuelles en accord, mais l’ensemble vire rapidement à l’overdose. Il en va de même du comique de boulevard qui mêle situations absurdes, comique de répétition, blagues potaches et zozotements poussés à l’extrême non sans une certaine lourdeur, notamment dans le deuxième acte. Cependant, Marie-Julie Baup et Lorant Deutsch interprètent un joli couple d’amoureux, également amoureux de Paris, qui réussit à nous attendrir.
 
L'hommage à la Ville Lumière est rendu possible à travers les décors de Jacques Gabel qui évoquent les toits des Paris et les immeubles Haussmanniens. Mais c'est également une ode à l’amour, contée en musique avec six musiciens sur scène. qui vous fera passer un moment agréable notamment pour les amateurs de théâtre de boulevard et de vaudeville. Enfin, notons que la pièce est surtitrée en anglais, ce qui permettra à vos amis étrangers de profiter du spectacle. 
 
Crédit photos : Pascal Victor
Découvrez la bande-annonce du spectacle :


Irma la douce de Marguerite Monnot et Alexandre Breffort

A partir du 15 septembre, 

Au théâtre de la porte Saint-Martin
Avenue de la porte Saint-Martin 
75010 Paris

Du mardi au vendredi à 20h. Samedi à 17h et 20h45.

Mise en scène Nicolas Briançon, Musiques de Marguerite Monnot, Arrangements Gérard Daguerre, Costumes Michel Dussarrat, Décors Jacques Gabel, Chorégraphies Karine Orts

Les musiciens : Jean-Luc Pagni (guitare, banjo, trombone et direction d'orchestre), Marc Benhamou (piano), Henri Dorina basse), Aurélien Noel (accordéon), Christian Orante (batterie), Sandy Thaic (percussion).

Avec Marie-Julie Baup, Lorànt Deutsch, Nicole Croisille, Andy Cocq, Olivier Claverie, Fabrice De La Villehervé, Jacques Fontanel, Valentin Fruitier, Laurent Paolini, Claire Perot, Bryan Polach, Pierre Reggiani, Loris Verrecchia, Philippe Vieux.

Réservation dans les points de vente habituels

 

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