Critique : "La Belle Hélène", au Théâtre Musical Marsoulan

La Belle HélèneAprès La Perichole et La Grande Duchesse de Gerolstein, la compagnie Elixir Enchanté revient au Théâtre Musical Marsoulan avec La Belle Hélène, opéra-bouffe de Jaques Offenbach en 3 actes. Cette version adaptée et mise en scène par David Koenig (Casting; Le Prince et le Pauvre) parodie la mythologie grecque du temps de la belle Hélène, avant qu’elle ne devienne la fameuse Hélène de Troie.

L'avant-guerre de Troie version opéra-bouffe

Pour mon premier opéra-bouffe, j’imagine que j’aurais pu tomber sur pire que la version de La Belle Hélène proposée actuellement au Théâtre Musical Marsoulan. Sur beaucoup mieux aussi, dixit les personnes qui m’accompagnaient pour assister à une représentation du spectacle.

D’après ce que j’ai cru comprendre (faites moi part de vos commentaires si je me trompe), l’opéra-bouffe est un spectacle de comédie chanté, associé à des dialogues parlés, qui est censé adopter un caractère léger et satirique. Dans le cas de La Belle Hélène, il s’agit d’une parodie de l’antiquité gréco-latine située au moment où la Reine de Sparte, épouse de Ménélas, est séduite par Pâris – prince de Troie.

La Belle Hélène, un spectacle inégal

Alors, oui, le ton léger et satirique était effectivement présent au cours du spectacle, au même titre que les anachronismes et autres personnages caricaturaux exigés par le genre. Les nombreuses tentatives d’humour et de jeux de mots ne m’ont cependant pas convaincue en raison de leur lourdeur (à l’exception du personnage d’Achille – frôlant pourtant souvent le ridicule ! – grâce à l'interprétation de Thomas Ronzeau ) et certains artistes ont parfois dû s’y reprendre à deux fois pour énoncer correctement leur texte au cours de la soirée.

Certaines incohérences font parfois sourire (Hélène se met à chanter au sujet de ses cheveux blonds, alors que l'artiste qui l'incarne - Camille Fabre - est brune) et si le découpage linéaire en 3 actes respecte bien ce qu'Offenbach avait écrit, on a ici l'impression que ça casse le rythme du spectacle, déjà court par sa durée (environ 1h30).

Dommage, car les prestations vocales étaient plutôt réussies et l’accompagnement au piano de Jeyran Ghiaee était de qualité. L’utilisation des lumières et les décors – même réduits au minimum – servaient aussi l’intrigue avec intelligence. Des points positifs qui n’ont pas suffit à contrebalancer mon opinion générale puisque je suis ressortie du théâtre dans un état de perplexité, en me disant que j’étais passée complètement à côté du spectacle. Avec un sentiment fortement mitigé donc. 


La Belle Hélène, de Jacques Offenbach
Du 6 mars au 6 juin 2010 au Théâtre Musical Marsoulan
Adaptation et mise en scène : David Koenig

Avec, à la représentation du vendredi 16 avril 2010 : David Koenig (Oreste), Camille Fabre (Hélène), Aurélie Koenig (Bacchis), Pablo Ramos Monroy (Pâris), Fabrice de la Villehervé (Agamemnon), Benoit Jeannes (Calchas), Anthony Michineau (Ménélas), Thomas Ronzeau (Achille) et Jeyran Ghiaee (au piano)

Crédit photos : Vanina Sicurani

Commentaires

Critique Belle Hélène

Professionnels ou amateurs (pour certains de talent) ? C'est bien une question qu'on peut se poser entre certains chanteurs qui "surjouent"" et certains acteurs qui ne savent pas chanter. Il y a de bons moments mais la mise en scène est bâclée, lourde parfois. Les bons mots ne sont pas amenés alors qu'ils sont plutôt bien trouvés. Un manque de rigueur qui n'est pas en rapport avec le prix d'entrée. Je ne serais pas si sévère si la troupe avait pu faire comprendre à Pâris qu'il aurait intérêt à trouver un phoniatre de manière urgente. Comment peut-on le laisser chanter. C'est une catastrophe. En revanche, il est vrai qu'il y a de vrais musiciens : Hélène, Calchas, Agamemnon et la pianiste.

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