Rencontre avec Marie Oppert (“From Paris to New York” au 54 Below)

Rencontre avec Marie Oppert ("From Paris to Broadway" au 54 Below)Depuis son triomphe au Théâtre du Châtelet, incarnant Geneviève dans les Parapluies de Cherbourg, Marie Oppert poursuit sa formation dans une prestigieuse université de New York City. Elle a participé au concert From Paris to New York au 54 Below à New-York. A cette occasion, elle a accepté de rencontrer Musical Avenue.

MA : A seulement 18 ans, votre parcours est déjà très impressionnant. Vous avez été la tête d’affiche du Théâtre du Châtelet l’année dernière dans le rôle de Geneviève dans Les parapluies de Cherbourg. Quel parcours vous a mené jusqu’à ce rôle ?

MO : J’ai commencé la musique étant très jeune, accompagnée par ma mère qui est chef d’orchestre, mon frère faisait également partie de la maîtrise de Paris. Ma première expérience sur scène était pour le spectacle musical Pinocchio, avec lequel j’ai fait une tournée en France à l’âge de 10 ans. Ce spectacle m’a totalement transformée et m’a donné envie de continuer dans cet univers. J’ai ensuite eu la chance d’interpréter une des filles dans La mélodie du bonheur au Théâtre du Châtelet à l’âge de 12 ans, puis une des filles plus âgées lors de la reprise deux ans plus tard. C’est réellement La Mélodie du Bonheur qui m’a fait découvrir le monde de la comédie musicale américaine que je n’ai ensuite jamais cessé d’explorer.

MA : Comment s’est passée votre cursus avec le lycée, notamment pour la production des Parapluies de Cherbourg ?

MO : J’ai effectué mon collège et lycée en section musicale, ce qui me permettait de faire mes études et ma formation musicale à mi-temps. Les représentations des Parapluies de Cherbourg ont demandé une organisation minutieuse car je passais mon bac en même temps. Je n’ai cessé de courir entre les épreuves du baccalauréat et les représentations au Châtelet. Pour la représentation à Lyon, je suis arrivée en retard à la répétition générale après être sortie de la dernière épreuve du bac.

MA : Vous êtes partie à New York City depuis l’automne 2015 poursuivre votre formation ?

MO : J’ai passé plusieurs concours d’entrée dans différentes universités américaines. Finalement, c’est au Marymount Manhattan College à New York City que je poursuis ma formation. C’est une université axée sur toutes les formes d’art, et notamment le théâtre. Je suis la seule française dans cette école, et c’est grâce à la bourse franco-américaine Fulbright que j’ai pu entrer dans cette université.

MA : N’avez-vous pas eu peur de passer à côté de nouvelles opportunités en France, après avoir eu ce rôle important au Théâtre du Châtelet ?

MO : Effectivement, cela a été un choix très difficile. Après Les parapluies de Cherbourg, j’ai eu plusieurs propositions très intéressantes et variées en France. Mais à vrai dire, mon souhait de passer par New York dans ma formation était ancré en moi depuis très longtemps, et c’était pour moi une étape indispensable. Malgré de nombreuses questions, le choix me paraissait évident.  

MA : Votre formation actuelle dans cette université de New York City correspond-elle à ce que vous vous imaginiez ?

MO : Le rythme est très intense, et je m’y attendais. La formation est très variée et fonctionne par demi-journées équilibrées entre cours généralistes en anglais et aussi en sciences, et cours sur les arts, notamment en danse, chant et théâtre. J’ai eu l’accord de l'université de participer à ce cabaret au 54 Below. Et je reviendrai en France à la fin de l’année scolaire pour interpréter l’opérette Les Mousquetaires au Couvent à Marseille.

MA : Connaissiez-vous le 54 Below auparavant ?

MO : Je ne suis jamais rentrée au 54 Below, mais je connais très bien sa réputation, et inutile de vous dire mon enthousiasme à l’idée d’y rentrer pour la première fois pour y chanter, c’est un endroit qui est déjà devenu mythique ! J’y interpréterai notamment une chanson écrite par Drew Fornarola.

 

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  1. […] la lumière de la salle s'éteint, Marie Oppert (Les Parapluies de Cherbourg ; Alice) arrive à la grosse pomme, et dans sa valise, le public. Des […]

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