Critique : “La Revanche d’une Blonde” au Palace, à Paris

La Revanche d'une BlondeAprès de nombreuses péripéties, l'adaptation musicale de La Revanche d'une Blonde arrive enfin à Paris. Nous avons publié il y a peu les premières photos issues du showcase de présentation. Elle Woods, notre héroïne platine pose donc ses valises roses et son chihuahua au Palace pour un spectacle au dynamisme détonnant.

Elle Woods est la reine de la fac de Los Angeles en Californie. Adulée par les autres filles, elle est promise à Warner, un bellâtre ambitieux qui décide soudain de la plaquer, lui préférant une carrière dans le droit à Harvard, à l'autre bout du pays. Afin de reconquérir son homme, et comprenant que son look de fashionista blonde lui interdit d'être prise au sérieux, Elle relève le défi d'intégrer elle aussi la prestigieuse université, et de prouver au monde qu'elle est bien plus qu'une simple blonde...

Impossible de passer sous silence les problèmes techniques qui ont émaillés cette première dès l'ouverture du rideau. La malédiction de la sonorisation a encore frappé les scènes parisiennes et espérons que la production aura fait le nécessaire pour les représentations suivantes.

Hormis ces difficultés, qui sont certes révélatrices d'un manque de moyens certain, mais sur lequel nous ne nous étendrons pas, La Revanche d'une Blonde tient pourtant ses promesses. A commencer par la distribution.

Aurore Delplace (Mike, Laisse-nous t'aimer ; Cendrillon) incarne une magnifique Elle. Elle semble endosser le rôle avec aisance et communique généreusement son plaisir au public. Ce rôle exigeant, sur lequel repose quasiment l'essentiel du spectacle, est maîtrisé de bout en bout par Aurore Delplace qui, du chant, à la danse en passant par la comédie, constitue l'essence même d'une "triple menace" dans le plus noble sens du terme : une artiste qui excelle dans les trois disciplines.

Gravitant autour de la belle blonde, une galerie de personnages colorés mené par Lina Lamara (Big Manoir ; Kid Manoir) dans le rôle de la coiffeuse et confidente Paulette et Vanessa Cailhol (Mamma Mia! ; Cabaret) qui interprète Brooke, la star du fitness accusée de meurtre, à partir du deuxième acte. La première, donnant vie au personnage certainement le plus attachant de la pièce, révèle un pouvoir comique et une puissance vocale à toute épreuve. Vanessa Cailhol n'est pas en reste et double son jeu d'une performance physique notable ! Bien sûr, le triangle amoureux classique de notre héroïne est complété par le brillant Julien Salvia (Coups de Foudre ; Shrek) et par Kevin Levy (Anne, le Musical ; Un Violon sur le Toit) , légèrement plus en retrait.

Autour d'Elle, n'oublions pas le fameux "chœur grec" constitué de trois pom-pom girls hystériques dont chaque intervention provoque des réactions tout autant hystériques dans le public survolté.

Avec La Revanche d'une Blonde, le producteur Serge Tapierman rend hommage à la plus populaire et la plus légère des formes de comédie musicale de qualité. Une partition efficace et pertinente signée Laurence O'Keefe (Bat Boy) et Nell Benjamin, un texte finement ciselé par Heather Hach et adapté à merveille par Ludovic-Alexandre Vidal, une mise en scène sobre et des chorégraphies délirantes de peps de Jeanne Deschaux (mise en scène et chorégraphie originales de Jerry Mitchell), tous les ingrédients sont réunis pour livrer un divertissement pas aussi idiot que le titre de l'œuvre pourrait laisser sous-entendre.

Si l'humour, omniprésent, s'illustre particulièrement lors de passage d'anthologie tels que les fameux "cambre et claque" ou "gay ou européen ?", points culminants du deuxième acte, La Revanche d'une Blonde dénonce astucieusement de nombreux clichés machistes. Proche d'une réflexion militante, le propos de la pièce peut être vu comme une nouvelle incarnation du girl power des années 1990 avec une approche décomplexée et des plus divertissante, pour n'importe quel type de public.

Le rythme dans les jambes, les chansons en tête, un sourire éclairant le visage, on ressort de La Revanche d'une Blonde le cœur léger. Un spectacle réussi à conseiller à tous les amateurs divertissements où le dynamisme combiné de la musique, du chant, et de la danse font bon ménage avec un humour ravageur !


La Revanche d'une Blonde, de Nell Benjamin, Laurence O'Keefe et Heather Hach

Au Palace
8 rue du Faubourg Montmartre 75009 Paris

Depuis le 17 mai 2012 du mardi au samedi à 20h30, le samedi et dimanche à 17h00.

De 32 à 45 €.

Réservations : points de vente habituels

Mise en scène et chorégraphie : Jeanne Deschaux assistée de Félicien Pomarède

Adaptation française : Ludovic-Alexandre Vidal, Direction musicale : Mathieu Seradell, Direction vocale : Pierre-Yves Duchesne, Décors : Danièle Rozier, Costumes : Martine Bourgeon, Lumières : Régis Vigneron

Avec : Aurore Delplace, Julien Salvia, Vanessa Cailhol, Kevin Levy, Lina Lamara, Stéphane Métro, Tiffanie Jamesse, Marie Glorieux, Calypso Larrazt Llop, Julie Herbillon, Christophe Borie, Céline Delaveau, Nicolas Turconi, Eric Traonouez, Véronique Hatat, Marianne Orlowski, Bastien Desplan et Nicolas Moya

Site Internet : larevancheduneblonde-lemusical.fr

27 réponses

  1. Jerem
    J'ai vu le spectacle hier soir et c'était juste de la folie! J'ai A-DO-RÉ!!!!! J'avais vu des comédies musicales mais celle la, c'est vraiment enormissime! La musique est géniale, l'histoire est top, les acteurs sont hyper bien! Je n'ai pas regrette ma soirée et je vais certainement y retourner avec d'autres potes! À aller voir sans plus attendre si vous voulez passer une soirée délirante!!!!!!!
  2. Zep
    Je l'ai vu à Broadway il y a deux trois ans... c'était juste magique. Techniquement parlant, j'avais halluciné, pour la première fois que je voyais un musical, par ces changements de décors, ces trappes desquelles surgissent de nouveaux décors, etc. Coté voix, c'était génial aussi... Je suppose que techniquement parlant, le Palace n'offrira pas autant de possibilités scéniques. Restera le talent des comédiens. Vivement mercredi !!
  3. Guillaume
    Je l'avais vu à Londres aussi en avril dernier quelques jours avant la dernière, et bien franchement, la version française m'a agréablement surpris ! Les artistes sont très bons, les enchainements (et changements de décors) sont d'une fluidité magique, et la version française respecte totalement la version originale, ils n'ont pas essayé d'adapter quoi que ce soit à la culture franco-française, c'est une excellente traduction qui garde les références américaines, et même le "Omigod" reste "Omigod" - j'y retournerai ! (En espérant, effectivement, que les problèmes de son - Très présents aussi samedi après midi (interférences, craquements, larsen, volume trop bas...) - soient bientôt résolus)
  4. Lewis
    Les critiques à New-York et à Londres étaient dithyrambiques, vous restez polis. Je crois que le spectacle m’a perdu dès l’ouverture au synthé. On va encore me reprocher de comparer ce qui n’est pas comparable, mais encore une fois on est très, très loin d’une réussite. Legally Blonde est sans doute l’un de mes musicals préférés, et là, j’ai vu une production de kermesse avec certes de très bonnes choses mais surtout beaucoup d’éléments risibles. Les problèmes techniques passent encore, mais il y a surtout un manque flagrant de moyens ! Je vais encore me faire traiter de rabat-joie, mais on n’y croit pas. Commençons par l’orchestre : il est beaucoup trop petit et les effets de synthé, ça va deux minutes ! Mais si ce n’était que ça ! C’était quoi ce décors de misère ! Je ne demandais pas ceux de Broadway, mais au moins quelque chose de similaire à ceux de la tournée britannique. C’était quoi ce fond noir, pour une production girly, on est loin du compte, la scène reste obscure de bout en bout. Et cette vieille porte qui ne ferme pas et qu’on voit scène, après scène, après scène ? Sans oublier les éléments de décors qui font encore plus carton-pâte (et c’est dire !) que ceux de la production londonienne. Ah ! Et ces éléments sont amenés à la main de la manière la plus ostensible possible et en faisant un maximum de bruit. La mise en scène maintenant, ils ont eu le bon goût de garder de nombreux éléments de la captation MTV réalisée en 2007 mais j’ai été atterré par « Tellement Mieux » qui manquait considérablement d’énergie. Ce qui était un festival à Londres et à New-York est devenu une espèce de soupe à Paris. Je me souviens de ma réaction en voyant pour la première fois à Broadway, je n’avais qu’une seule envie c’était de shaker mon bootie et braillant les chansons que je ne connaissais pas encore ! Même chose à Londres, à chaque fois que j’y suis allé, les spectateurs étaient tous très enthousiastes dès la fin du premier acte, même les hétéros les plus endurcis, présents sans doute pour passer leur première soirée au théâtre pour faire plaisir à leur régulière. Lorsque je suis sorti du Palace pour fumer une clope, j’ai entendu des commentaires bien plus acides que les miens ! On trouvait ça risible. Les rares moments qui faisaient sourire étaient ceux avec les chiens et avec Paulette. Parce qu’il faut le souligner, heureusement qu’il y a Paulette ! Tiens ! Parlons du cast. Bon bah, ils sont trop peu. La scène est à moitié vide même lorsque l’ensemble de la troupe est dessus. Commençons par les deux garçons du triangle amoureux. Warner est tout bonnement ridicule, il doit y avoir 15 000 ténors beaux gosses à Paris et on se retrouve avec un comédien peu sûr de lui, trop petit et il faut le dire, qui marmonne au lieu de chanter. Il passe de voix de poitrine en voix de tête quand bon lui chante et cette freddy-mercuriade à la fin de « Sérieusement » est tout simplement infâme. Je ne suis pas un puriste, mais une note finale est une note finale, on n’est pas obligé dans faire des tonnes simplement parce qu’on le peu (et encore, il faudrait encore que la voix soit agréable) ! C’est ridicule ! En ce qui concerne Emmett, ce n’est pas tant sa voix qui me dérange, elle est tout à fait correcte et ce même s’il serait une bonne chose de s’échauffer avant le show parce que les déraillements à la fin de « Chip on your Shoulder » qui reste une chanson pas très compliquée, ça ne passe qu’à moitié. Mon vrai problème reste son jeu d’acteur, c’est mauvais. Ça donnait un côté un peu minable au personnage. Je ne connaissais pas Lina Lamara, j’ai été vraiment charmé. Comédienne de talent, chanteuse hors pair, un sens du comic timing, une révélation. Mais une révélation qui aurait mérité meilleur écrin. La sororité s’en sort admirablement bien ! Il y a un vrai potentiel dans ce cast. Stéphane Métro, fidèle à lui-même, talentueux, il a toujours tendance à en faire un peu trop et oublie d’être subtile - et c’est quoi cette perruque à la Bernard Thibault ? Auraient-ils tiré Vivian d’une série AB Production ? Parce que son jeu est … très médiocre, elle ne chante pas trop mal mais elle n’a pas l’aisance nécessaire pour ce rôle, c’est flagrant ! Brooke est pas mal du tout mais j’étais à la deuxième et elle n’avait déjà plus de voix. Pour parler d’Aurore Delplace il faut revenir sur un sujet épineux du théâtre musical, sans doute celui qui a changé la face de Broadway et du West End : les micros. Voici le plus gros problème de ce musical, personne ne projette ! Sauf Paulette. La grande majorité du cast se contente de papoter dans le micro, s’assurant seulement que seuls ceux qui sont sur scène entendent le message. Le public doit se contenter des haut-parleurs. Aurore a de nombreuses qualités, elle est ravissante, il s’agit sans doute de la plus jolie Elle, elle est bonne comédienne, elle danse très bien, mais d’un point de vue vocal…il y a un gros problème : elle n’est pas à l’aise avec la partition qui a souvent l’air beaucoup trop haute pour elle. Et lorsqu’elle essaie de projeter, elle hurle, ce qui donne un va et vient entre la petite voix fluette et la marchande de morue de la rue Mouffetard. Elle Woods est une belteuse, qu’on se le dise ! Parlons adaptation. Autant j’avais été atrocement déçu par l’adaptation française d’Haispray autant j’ai beaucoup aimé celle de Legally Blonde à l’exception des chansons « La Revanche d’un Blonde » et « Tellement mieux » où on côtoie de très près la traduction google. Et c’était dur d’apprécier avec le synthé ! Voilà.
  5. Bertrand
    J'y suis allé samedi soir et j'ai beaucoup aimé. C'est très drôle et on ne s'ennui pas. La troupe est très énergique (notament Elle, Emmette, Paulette et les trois filles) et même si c'est vrai que le son a des fois des problemes, ça ne m'a pas gêner plus que ça. Les artistes dansent très bien aussi.
  6. Ben
    Je suis complètement d'accord avec la critique de Lewis qui résume (tout en longueur) les nombreux défauts de cette adaptation. Qu'il y ait peu de moyens pour adapter ce musical, ok mais que les moyens disponibles soient utilisés pour donner un spectacle de qualité et non pas un spectacle de kermesse. Frankenstein Junior avait réussi à adapter un musical tout en privilégiant la qualité à la quantité : par exemple, il n'y avait pas d'orchestre mais une bonde son de qualité (parce que là 2 synthé avec des sons pourris, un saxo et une batterie... loin d'être convaincant donc inutile et je ne parle pas des ouvertures de micro) et un casting sans faille (même les seconds rôles étaient très bons alors que là... A part Elle et Paulette, c'est assez moyen)... Enfin, déception mais dans la même lignée que certaines adaptations de comédies musicales anglo-saxonne... les Français ont encore beaucoup à apprendre de leurs voisins.
  7. Marine
    Pour commencer, je suis sidérée par la critique de "Lewis". Hormis les problèmes de son, qui sont effectivement omniprésents, j'ai trouvé la version française de Legally Blond plein de bonnes surprises, de fraîcheur, de vérité, d'énergie, et l'ayant vu par deux fois à Londres, été une fan inconditionnelle de ce musical, j'ai été séduite, réellement, par cette version. Les écueils de vouloir copier la version londonienne ont été évités et Elle, jouée pour une fois par une artiste que pourrait encore être à la fac et n'a pas une expérience de vie de dix à vingt ans de plus que le personnage du rôle, nous transporte dans une autre version du spectacle, qui fait moins "show", mais plus théâtre musical pétillant et bien mené. Oui, les moyens ne sont pas ceux de Londres ou Broadway. Je n'ai pas vu le décor de la tournée pour ma part et ne peux pas comparer. Ce que je peux dire c'est que Le Palace n'est pas un théâtre à machinerie, et que l'idée des cintres et du fond noir est excellente. Il laisse place à l'imaginaire du spectateur tout en donnant assez d'éléments pour être dans l'univers de chaque endroit, de la chambre d'Elle à la salle de classe ou du salon de coiffure au tribunal. La porte qui ne claque pas, oui, c'est un problème, comme la légèreté des décors. Mais ce problème va sans doute être réglé rapidement. Il n'y avait aucune pause entre la première et la deuxième, que vous dites avoir vu. Savez vous qu'à Londres l'équipe artistique a la chance d'avoir le plateau des théâtres plusieurs semaines à l'avance ? A Paris, si on l'a la veille, on est contents ... alors si vous êtes venu pour comparer, critiquer, casser, très bien vous vous êtes éclaté , pour les prochaines fois, préférez n'aller qu'à Londres. Au moins vous aurez votre show, des théâtres avec machinerie gygantesques, des prods pleins de thunes, des dizaines d'artistes sur scène comme vous l'aimez. Mais par pitié, ouvrez les yeux, Serge Tapierman est un producteur indépendant et avec des moyens bien en dessous de ceux des shows de Londres. Il ne prétend pas les copier, il fait vivre un livret à sa façon. De plus, dire qu'Hairspray a été une réussite ... quelle blague ! Vous êtes actionnaires chez leur production ? Ah, mince ! Elle a déposé le bilan ! flûte ! En tout cas, ce n'est pas à cause de l'argent dépensé dans les décors ou les costumes, ça n'a pas dû les faire flamber ... vous aviez vu Hairspray à Londres ? car effectivement à Londres, on accepte Tracy parce qu'elle est grosse mais qu'elle danse merveilleusement bien, pas juste parce qu'elle est grosse. Le personnage black principal ne chante pas faux, et il y a des danseurs partout. Bref. Passons. Pour revenir à La revanche d'une blonde, merci de ce joli moment plein d'énergie, avec un vrai orchestre, pas de bande son, des artistes justes dans leur jeu, bons en chant, des chorégraphies pleines de peps, et une très bonne adaptation. J'ai été ravie de voir que la version française, à taille humaine, ne fasse pas le show pour le show mais délivre des messages. Aurore est parfaite dans ce rôle, Julien Salvia est extrêmement touchant, sincère, vrai, les ensembles plein de personnalités complémentaires drôles et positives. Je vous le conseille grandement !
  8. Lewis
    Je n’ai jamais dit que la production de Hairspray avait été une réussite, bien au contraire ! J’ai trouvé Hairspray bien plus mauvais que La Revanche d’un Blonde et je me suis fait incendié pour avoir donné un avis que n’allait pas dans son sens sur site même. Je n’ai rien contre les petits moyens à partir du moment où ils sont utilisés à bon escient. Ici, ça fait beaucoup trop kermesse. Si vous avez vu Legally Blonde à Londres, la production parisienne souffre terriblement la comparaison ! Et même vu par un œil extérieur, on s’ennuie beaucoup ! J’avais oublié qu’on vivait dans un monde où la critique négative n’avait pas le droit de citer. C’est bien parce que j’adore le théâtre musical que je m’autorise à être aussi féroce. Je n’ai fait qu’émettre un avis, je ne vous en veux pas d’avoir passé une bonne soirée, ne m’en voulez pas d’avoir été tenté de partir au l’entracte. Et franchement, le côté communiste dans le monde du spectacle, c’est un peu daté. Tout le monde aime les jolies choses, il faut arrêter de penser que l’argent c’est le diable. On m’a toujours dit, quand on n’a pas les moyens, on ne fait pas.
  9. Julien
    J'ai aussi vu la représentation de samedi en matinée. C'est incroyable qu'on ose présenter une production avec de tels problèmes techniques. L'orchestre joue trop fort, on n'entend à peine les chanteurs (première chanson incompréhensible notamment) puis toutes les minutes des larsen, des coupures sons... Je vois mal comment on peut ensuite s'intéresser au spectacle, surtout que visuellement rien ne retiens réellement l'attention, que ce soit au niveau des costumes ou ce qu'on a du mal à appeler décors dans le cas précis. Je tiens cependant à signaler la prestation remarquable de Lina Lamara, chanteuse que je découvrais.
  10. Mushnik
    J'ai passé un moment très agréable, j'y retournerai sans doute avec plaisir.
  11. Parker
    Cher Lewis, J'ai été impressionné par votre critique. Elle dénote sans aucun doute d'une connaissance parfaite des métiers du spectacles et des difficultés de ce métier. Je suis en train de monter une comédie musicale à Bruxelles (Pink Flamingo) et je désirerais ardemment vous rencontrer. Je suis en effet à la recherche d'un directeur technique et vous semblez être l'homme de la situation. Si cette proposition vous intéresse, contactez moi, je suis Marcel Le Bonobo, Zoo de Meullenbeck au (+32) 0546352214697 Nous avons de gros moyens mais aussi des petits moyens et des moyens moyens, (mais avec les cacahuètes on peut toujours s'arranger!)
  12. PatriceB
    Moi aussi, j'ai vu la production de Londres, moi aussi j'avais adoré ce spectacle pour sa fantaisie, son énergie, ses décors, ses chansons... En allant voir vendredi la version française par curiosité et pour faire découvrir le spectacle à nos enfants, il faut bien avouer que je suis ressorti déçu... Les problèmes techniques de son sont effectivement plutôt pénibles. Au delà des larsen à répétition, l'orchestre (ou plutôt les synthétiseurs) offrent une musique exécrable sans aucune finesse qui écrase tout sur son passage. Les chanteurs sur les premières chansons sont inaudibles et on ne devine que quelques mots par ci par là, ce qui est plutôt regrettable. Je n'aurais jamais cru écrire une chose pareille un jour, mais une bande son pré-enregistrée aurait peut-être été préférable dans ce cas précis. Les décors sont assez simplistes. On aime ou on n'aime pas. Moi je n'adhère pas, le chatoiement des couleurs faisait beaucoup pour apprécier le show de Londres. Bien sûr, les moyens sont différents, le Palace offre une technique sans doute limitée, mais de belles lumières "lumineuses", des projections... ne coûtent pas chers et pourraient apporter beaucoup de couleurs et de fun à cette production. Le positif, c'est la troupe qui se démène de bout en bout pour offrir un spectacle de qualité et qui finit par convaincre le public. Les voix ne sont pas toujours au top (notamment un bémol pour l'interprète de Warner), mais nul doute qu'après quelques représentations, tout va se mettre en place. Les rôles de Elle et Paulette sont remarquablement interprétés. En résumé, si vous n'avez pas vu "Legally Blonde", allez voir "La Revanche d'une Blonde" pour découvrir un spectacle sans prétention mais plutôt bien mené (lorsque les problèmes techniques de son auront été résolus). Si au contraire vous avez vu la production de Londres, sachez à l'avance que les moyens mis en oeuvre ne donnent malheureusement qu'une pale photocopie du souvenir que vous en aurez gardé.
  13. Anna
    Merci Lewis pour écrire ce que j'ai pu ressentir en sortant du palace vendredi soir. Au moins, tu verbalises ce que pas mal de gens disaient en sortant mais que peu de personne osent écrire (vu les réactions ça se comprend...) En tout cas, grosse déception à beaucoup de niveaux : orchestre et sons médiocres, décors ridicules... Heureusement quelques interprètes sortent du lot (Elle, paulette, la prof de fitness..). Vraiment décevant et par moment, on se demande vraiment si ce spectacle est digne de professionnels...
  14. Hilary
    je sens beaucoup de jalousie dans vos propos M. Lewis! Enfin sachez que tout le monde n'est pas du même avis, moi j ai passé un trés bon moment et j y retournerai bien volontiers
  15. Laurie Mellier
    Ca m'a regonflée à bloc et les gens qui sont venus avec moi étaient aussi contents. On a pas vu le temps passer. Je suis d’accord avec la critique de votre journaliste. On voit qu’il y a moins de moyens qu'à Broadway mais la mise en scène est bien faite. La VF géniale pourtant je connais la VO par cœur. Paulette et Emett m'ont fait redécouvrir leurs rôles. Quand à Elle Woods, elle m'a épatée vocalement et quelle énergie quand elle danse. Toute la troupe assure dans l’ensemble et m’a fait passée un excellent moment.

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