Critique : “De Paris à Broadway” au Théâtre Traversière à Paris

Critique : "De Paris à Broadway" au Théâtre Traversière à ParisTout le monde s'est déjà demandé ce qui se passe au théâtre, derrière le rideau rouge une fois qu'il est tombé, que les lumières se rallument et que la salle se vide.
Tout le monde a déjà voulu rester pour voir "l'après" de la représentation. Au Théâtre Traversière, De Paris à Broadway nous propose d'assister au deuxième lever de rideau.

Ici, la salle se remplit au moment où elle se vide habituellement : le rideau s'ouvre sur Bob (le nouveau régisseur du théâtre) venu changer les spots, mécontent de faire ce travail alors qu'il est pianiste. Arrivent alors Solange puis Delphine, la serveuse et l'ouvreuse du théâtre. Elles aussi rêvent d'un futur sur le devant de la scène et non plus dans l'ombre des coulisses.
À eux trois, ils vont refaire le monde et réinventer leur vie, avec des reprises de chansons de comédies musicales de Broadway et de Paris mondialement connues, ainsi que des classiques d'outre-atlantique et d'ici.

L'introduction de chaque personnage se fait à travers un solo. Le régisseur/pianiste, arrivé le premier, ne peut résister à l'envie de s'asseoir sur la banquette du magnifique piano à queue noir posé sur scène, et en caresser les touches noires et blanches. Solange présente un medley du spectacle Cabaret, en version originale, qui met en avant les talents de chanteuse et de comédienne de Marianne Day. Delphine quant à elle interprète un medley de West Side Story (en duo avec le pianiste) qui montre le coffre impressionnant d'Irène Roussel.

À chaque chanson ou presque correspond une tenue différente : on assiste à un défilé de styles et de robes de soirée plus belles les unes que les autres, d'accessoires et de magnifiques chaussures à talons vertigineux. Dans les coulisses doit se tenir une garde-robe et une collection de chaussures à en faire pâlir la princesse qui sommeille en chacune de nous.
Chaque style de chanson est accompagné par un éclairage différent, l'association avec les costumes plongeant les spectateurs dans l'ambiance immédiatement. Les lumières mettent notamment en valeur le renversant solo de piano de Franck Monbaylet.

Pour éviter certains problèmes de son que rencontrent ce genre de spectacle, et rendre plus réaliste le côté "après-représentation", les chanteurs et le piano disposent de micro pour les moments chantés, afin que les paroles soient audibles. C'est un choix judicieux, qui cependant présente quelque fois un problème d'utilisation du micro, qu'on ne retrouve pas dans la très drôle reprise a capella de "Staying Alive".

Ce spectacle avait été joué à la fin de l'année dernière avec Claire Guyot (Mamma Mia!) et Morganne (Star Academy 3). Cette nouvelle version avec des artistes moins connues reste remarquable. On passe un très bon moment à admirer ces trois artistes, voyager dans le temps et l'espace à travers leurs chansons. Les quelques intermèdes comiques sont réussis, on en ressort avec la pêche.


De Paris à Broadway, de Jean-Claude Grégoire

Au Théâtre Traversière
15 rue Traversière Paris XIIème
Samedi 28 janvier 2012

Mise en scène : Jean-Claude Grégoire ; Chorégraphe : Isabelle Gonzales

Avec : Marianne Day ; Irène Roussel ; Véronique Perrault ; Franck Monbaylet (Piano)

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