Critique : “La Vie Rêvée de Norma – Le Musical” au Théâtre de Ménilmontant

Critique : "La Vie Rêvée de Norma – Le Musical" au Théâtre de MénilmontantNorma, Norma... Cela vous dit quelque chose? Oui, c'est bien le nom de baptême de la fameuse Marylin Monroe. Mais détrompez-vous, cette comédie musicale ne retrace pas son histoire, enfin pas exactement.

Au cœur de cette aventure se trouve Norma Baker, une jeune femme du Minnesota rêvant d'une vie au succès de son idole, Marylin Monroe. Seulement, elle ne va pas que suivre les pas de sa carrière, mais également ceux de sa vie privée. Norma Baker quitte donc sa petite ville de province ainsi que son emploi de danseuse au Club 44 pour devenir actrice à New York. Sur son chemin elle croisera beaucoup d'hommes, une assistante dévouée, le fantôme de Marylin et un "contrôleur" de vie qui essayera de la guider. Ces deux derniers personnages forment en quelque sorte la conscience de Norma, dans ses aspects artistique et personnel.

Olivier Schmidt fait preuve d'une belle écriture avec des dialogues profonds et réalistes, des personnages complexes et des reprises de chansons qui collent magnifiquement à chaque passage. Avec La Vie Rêvée de Norma, il fait un clin d'œil à la série américaine Smash, qui rend elle-même hommage à l'icône qu'est Marylin Monroe, avec la reprise d'une chanson écrite par Marc Shaiman et Scott Wittman pour la série.
Pour accompagner la mise en scène, les décors font preuve d'une simplicité efficace et transportent le public d'un bar newyorkais, à une soirée, en passant par la chambre d'hôtel de Norma sans en faire des montagnes. Les costumes ont la même fraîcheur et suivent la même formule : Marylin retrouve sa robe blanche (mais sans la soufflerie de la bouche de métro) ainsi que sa robe emblématique rouge, longue et à paillettes. Le seul bémol apparaît pour les robes de soirées de Norma qui font bon marché.

Même si l'interprétation peut paraître scolaire à certains moments, Charlotte Le Men campe une Norma charismatique et sincère, dotée en outre d'une belle voix.
Les hommes forment un groupe énergique et drôle pendant les scènes chantées, grâce à des chorégraphies entrainantes mais aussi des personnes touchants comme ceux du mari ou du contrôleur. Il n'y a que Maxime Behague, qui incarne le dernier mari de l'héroïne et fait partie de l'ensemble, qui semble perdu dès ses premiers pas sur la scène jusqu'au salut final.
Le challenge pour ces comédiens chanteurs est surtout les chansons en anglais. Sans micro, et sur des bandes son parfois trop forteq, la diction d'un anglais audible et compréhensible demande de la concentration qui rend la scène moins sincère et réaliste.

Mais le gros point négatif de cette comédie musicale sont les enchaînements entre scènes, dans le noir, afin de changer de décors ou de costumes qui sont trop systématiques et trop longs, au risque de perdre le public. Durant les premiers "noirs", de petites saynètes prennent place devant le rideau, montra Norma dans le train, ou au téléphone. Ce principe finit malheureusement par disparaître et laisse même place à un pseudo entracte pendant lequel personne n'ose bouger.

La Vie de Norma est néanmoins un spectacle plutôt bien ficelé, bien écrit et de qualité qui permet de découvrir la facette dramatique de l'écriture d'Olivier Schmidt. Une comédie musicale qui mérite d'être découverte.


La Vie Rêvée de Norma – Le Musical, d'Olivier Schmidt 

Les mardi soir jusqu'au 05 février 2013
au Théâtre Ménilmontant Paris XXeme

Réservations au théâtre et dans les points de vente habituels

Assistante et metteur en scène adjoint : Diane Duquesne ; Chorégraphe: Jean Baptiste Alfonsi ; Direction vocale: Marina Pangos

Avec: Charlotte Le Men, Yoann Berger, Yoann Roch, Maxime Behague, Jean-Baptiste Alfonsi, Charlotte Pes, Marina Pangos, Sophie Larivière; Camille D'aboville.

 

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