Critique : “Lili Lampion” au Théâtre de Paris

Critique : "Lili Lampion" au Théâtre de ParisLe Théâtre de Paris, Amanda Sthers et Sinclair vous invitent vous et vos enfants à suivre la vie de Lili Lampion en musique. Cette petite fille d'un peu moins de dix ans comme on en croise tous les jours a plein de choses à raconter !

Au lever du rideau, le ton est donné : Lili écrit son journal intime. On écoute alors toutes ses confidences. Elle nous raconte sa vie, ses moments de rire, ses amours, ses malheurs et nous présente sa famille recomposée.
À la triste découverte de la maladie de son frère Jules, elle se voit déménager, pour le soigner, à New York avec sa mère, son beau-père, et même sa nounou qui pue, en laissant son père à Paris. Outre-Atlantique, elle va faire de nouvelles rencontres, réelles et imaginaires.

Le décor est simple et unique : un cahier ouvert où tout s'écrit et se déroule. Les différents lieux sont projetés sur ses pages blanches comme Lili les dessinerait dans son journal. Cet usage des décors nous intègre dans sa vie privée, mais complique la compréhension par les plus jeunes de la scène entre la jeune fille à New York, et son père à Paris, par webcam.

 

Les scènes sont hautes en couleurs, grâce aux costumes et plus particulièrement la robe rouge, les bottes et les collants rayés de Lili, créés par Nathalie Rykiel. Elle a aussi une fleur dans les cheveux qui change de couleur selon ses émotions : il y a la celle du bonheur, celle de la colère et enfin celle de l'inquiétude. Ce n'est pas un accessoire pour économiser le jeu d'actrice d'Anne Frèches, qui n'hésite pas à forcer le trait comme c'est souvent le cas dans ce type de spectacles.

La dizaine de comédiens chanteurs transmet une belle palette d'émotions au public, avec principalement du rire et de la joie. Les chansons arrivent aux bons moments, pour redonner du pétillant ou même pour rendre plus sincères certaines scènes. La bande musicale est de bonne qualité, mais on regrettera qu'elle soit la plupart du temps trop forte, et qu'elle couvre les voix, surtout celles des femmes qui sont majoritaires. Certaines phrases et paroles sont en anglais ce qui empêche la compréhension pour les plus petits de l'audience.

Le spectacle est accessible aux jeunes enfants, et reste agréable pour les adultes pour son réalisme et sa vision contemporaine des enfants d'aujourd'hui.

Pour vous donner une idée de l'ambiance qui se dégage de ce spectacle pour enfants, découvrez la chanson "I go to school":


Lili Lampion, d'Amanda Sthers

Jusqu'au 1er janvier 2012
Au Théâtre de Paris (IXème)

Réservations au théâtre et points de ventes habituels.

Mise en scène : Ned Grujic et Sonia Sariel ; musique : Sinclair ; chorégraphie : Yohanna Neige ; lumières : Antonio De Carvlho ; décors : Danièle Rozier ; costumes : Virginie Houdinière

Avec : Yoni Amar, Fabian Ballarin, Thibaut Durand, Anne Frèches, Cloé Horry, Chloé Pimont, Adélaïde Pratoussy, Léovanie Raud, Carole Sauret, Sandrine Seubille, Lina Stoltz.

0 réponses

  1. […] le meilleur La douce Alice interprétéé par Lina Stoltz (Hansel et Gretel ; Lili Lampion), va croiser dans son rêve des personnages plus fous les uns que les autres. Entre […]

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