Critique : “The Lion King” à la salle Wilfrid-Pelletier de Montréal

Trois ans après sa dernière venue dans la métropole québécoise, la troupe de The Lion King prend à nouveau ses quartiers à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. Jusqu’au 7 septembre prochain, les maîtres de la savane africaine raconteront en effet leur histoire trépidante aux Montréalais dans un spectacle coloré qui plait autant aux enfants qu’aux adultes.

Depuis le célèbre film d’animation de Disney datant de 1994, l’adaptation en comédie musicale quelques années plus tard n’a cessé de rencontrer du succès partout sur son passage, devenant le musical le plus lucratif de l’histoire de Broadway. Un succès dû à plusieurs facteurs, dont l’impressionnant aspect visuel transcendé par des rythmes tribaux et les tubes d’Elton John tels que "Circle of Life" et "Can You Feel The Love Tonight" qui ont tant tourné à la radio. Du coup, en plus du film, les spectateurs connaissent déjà les airs de la pièce, pénétrant ainsi dans un univers réconfortant déjà visité.

Nuit étoilée, aube, crépuscule…le ciel prend vie au-dessus des personnages au fil du spectacle qui donne le ton dès le début avec l’entrée remarquée de ces derniers dans la scène d’ouverture désormais mythique. Métamorphosés en lions, girafes et singes, les interprètes usent de plusieurs stratégies pour être convaincants dans la peau de ces animaux de la jungle. Têtes postiches au-dessus de la leur, voiles imitant le corps de leur personnage, costumes et maquillages flamboyants; l’aspect artistique a été peaufiné jusque dans les moindres détails pour que chacun d’eux soit crédible.

Quand c’est moins possible de faire qu’un avec l’animal en question, on a alors droit à une véritable prestation de marionnettiste, mais pas n’importe lequel. Un marionnettiste qui sait chanter et danser, comme Drew Hirshfield (Gosling) qui campe Zazu, le calao loquace qu’il manie à la perfection.

Les défilés d’animaux qui s’entrecroisent sur scène sont aussi un autre point fort de cette production avec une mise en scène et des chorégraphies ingénieuses, encore une fois pour imiter les mouvements des animaux. L’éclairage et le bruitage ont également un grand rôle à jouer dans chacun des tableaux qui s’inspirent presque à la lettre de la trame narrative du film de Disney. Du coup, personne n’est dépaysé et pourtant, la magie opère. Le spectateur se prend encore au jeu. Comme dans le film, on aime détester Scar (Patrick R. Brown ; Dirty Rotten Scoundrels), le vilain oncle de Simba, et on est bien sûr ému par la relation père-fils entre Mufasa (Godspell) et ce dernier.

Entre humour, séquences dramatiques et leçons de vie, The Lion King semble avoir trouvé la recette parfaite pour toucher le public. Ce n’est pas tous les jours qu’il s’arrête à Montréal, donc profitez-en si vous en avez l’occasion !

Crédit photos : Disney/Joan Marcus


The Lion King, d'Elton John (musique), Tim Rice (paroles) et Roger Allers & Irene Mecchi (livret)

Présenté par Disney Theatrical Productions en collaboration avec evenko

Représentations en anglais avec surtitres français

Mise en scène: Julie Taymor ; Chorégraphies: Izell O. Blunt et Kendra Moore ; Costumes: Julie Taymor ; Éclairages: Donald Holder ; Superviseur musical: Clement Ishmael

Avec: Patrick R. Brown (Scar), L. Steven Taylor (Mufasa), Tshidi Manye (Rafiki), Drew Hirshfield (Zazu), Ben Lipitz (Pumbaa), Nick Cordileone (Timon), Jelani Remy (Simba), Nia Holloway (Nala), Keith Bennett (Banzai), Rashada Dawan (Shenzi) et Robbie Swift (Ed).

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