Compte-rendu : “24 heures de la vie d’une femme” (lecture dans le cadre des Découvertes Diva)

Lecture Diva "Au pays des Flamants Roses"24 heures de la vie d'une femme, la neuvième et avant-dernière lecture des Découvertes Diva 2010, a eu lieu hier soir au Théâtre du Petit Saint Martin. Adaptée d’un roman de Stéphane Zweig, cette comédie musicale ne manque pas d’attrait. Seule en scène, une vieille dame remonte le fil de sa vie. Au fil de son récit elle retrouve sa silhouette de femme de quarante ans pour nous raconter « le jour de sa vie qui a changé tous ceux qui ont suivi ».

Isabelle George, émouvante et bouleversante

Poussée par l’ennui, cette veuve de militaire, ô combien respectable, s’aventure dans un casino à Monte Carlo. Sur le tapis vert de la table de jeu, elle remarque les mains d’un très jeune homme. Celui-ci vient de se ruiner à la roulette. Fascinée, elle tentera tout pour le sauver, au risque de se perdre elle même. Mais, c’est un thème récurrent dans l’œuvre de Zweig, le jeu est une drogue dont on ne guérit pas ! Et la veuve le découvrira à ses dépends.

Tout le spectacle repose sur deux comédiens dont Isabelle Georges, l’excellente chanteuse comédienne, capable de se glisser dans la peau de n’importe quel personnage. On se souvient de sa bouleversante interprétation de « Somewhere over the rainbow » dans Une étoile est née. Même si on aurait préféré une femme plus âgée dans son rôle, afin de le rendre encore plus pathétique, on peut lui faire confiance pour nous émouvoir.

La musique du spectacle, un personnage à part entière

Son partenaire, le hollandais, Frédérick Steenbrink, aura sans doute, plus de mal à jouer ce personnage très jeune homme qui brûle sa vie comme les papillons se cognent aux ampoules électriques. Malgré sa très belle voix, il manque - pour le moment du moins – d’expressivité. Tandis qu’ Isabelle Georges nous a déjà envoûté avec « Un coup vient de frapper mon cœur », l’air qui sera sans doute le tube de la comédie musicale, on ne perçoit pas encore chez Steenbrinnk ce mélange de feu et de vulnérabilité qui a provoqué l’embrasement de la veuve.

Un troisième personnage domine ce « musical », c’est précisément la musique, remarquablement jouée et composée par le russe Sergeï Dreznin. Son style original dans lequel se mêlent des accents de jazz, de boogie, des intonations de musique classique contemporaine, accompagne merveilleusement le déroulement de l’intrigue. Ainsi l’étreinte des personnages durant leur unique nuit d’amour qui se déroule sur fond de tango. Le livret et les paroles de Christine Khandijan et Stéphane Ly-Cuong, sont sans doute de bonne facture, mais difficile de s’en faire une idée au cours d’une simple « lecture ».

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