Compte-rendu : “Monsieur Luxure” (lecture dans le cadre des Découvertes Diva)

Lecture festival Diva : Monsieur Luxure par Laurent CousonAprès L’éveil du printemps qui ouvrait le bal, et Ginger Circus, c’est au tour de Laurent Couson de présenter sa lecture de Monsieur Luxure, dans le cadre des découvertes Diva. Il avait déjà joué cette pièce au théâtre de la Gaité Montparnasse à Paris cet hiver, avec quatre musiciens. En entrant dans la salle du théâtre du Petit Saint Martin, on découvre la scène habillée de lampes sur pied aux lumières tamisées, un piano, une bouteille de vin et un verre posés sur une table. Pas de doutes, nous sommes dans un Piano-bar...

 
Laurent Couson chante et s’accompagne lui-même au piano en solo. Cette ambiance de piano-bar est accentuée par les mélodies de l’interprète qui sont très agréables à écouter et pour certaines, même entrainantes. Les textes sont plutôt bien écrits, voire drôles ("Faire l'amour à une conne", "Le type d’en face"). Ce récital piano-voix peut nous rappeler ceux de Bénabar ou de Vincent Delerm au début de leur carrière. Avec un titre de pièce comme celui-ci, on aurait pu s’attendre à quelques textes explicites prêts à sombrer dans le graveleux. Heureusement, il n’en est rien. Quelques allusions coquines parsèment les paroles de temps en temps, mais au final, jamais rien de vulgaire ("Les Asiatiques").  
 
Par contre, les chansons sont indépendantes l'une de l'autre car le lien qui les unit est très mince. La plupart brosse le portrait et l'univers d’un homme, grand amateur de conquêtes féminines, mais ne marquent aucune évolution et l’ensemble ne raconte aucune histoire. D’ailleurs, les passages parlés entre les chansons sont des petites transitions de trente secondes pendant lesquels, sans bouger du piano, Laurent Couson fait le lien entre la chanson qu’il vient de faire et celle qui va suivre, comme le ferait n’importe quel chanteur dans son concert.
 
Rappelons que Laurent Couson a signé, pour le cinéma, les bandes originales de plusieurs films de Claude Lelouch (dont Ces amours-là dans lequel il joue également) et, pour la scène, assuré la fonction de directeur musical sur la tournée de Un Violon sur le toit (version 2005).
 
Au final, nous n'avons pas assisté à une lecture d'un spectacle musical mais au concert solo d'un artiste. Preuve en est, quand le chanteur revient chanter une nouvelle chanson au rappel, sur demande du public. Espérons que dans sa version aboutie, Monsieur Luxure saura s’enrichir de bons monologues ou dialogues, de rebondissements et de situations cocasses pour que ce spectacle soit vraiment une pièce de théâtre musical.

 

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