Les premières scènes de “Zorro” dévoilées

Après la soirée organisée en juin dernier, la comédie musicale Zorro, produite par Stage Entertainment, continue de lever le voile sur ce qu'on pourra découvrir à partir du 6 novembre aux Folies Bergère de Paris. Hier, la presse s'est déplacée en nombre à l'académie Fratellini  pour assister à une présentation de quelques scènes du spectacle en compagnie des Gipsy Kings.

Après trois semaines intenses de répétitions, Christopher Renshaw, metteur en scène du spectacle, accompagné de Fréderic Baptiste, son alter-ego résident, nous a présenté quelques tableaux du spectacle, dans les conditions de répétition de l'académie Fratellini.

Six séquences présentées avec de la comédie, de la musique... et des épées

NDLR : Les deux paragraphes qui suivent révèlent quelques éléments de l'intrigue. Si vous ne souhaitez pas les lire, cliquez ici pour passer à la suite de l'article.

Nous avons ainsi pu découvrir une partie du prologue du spectacle durant lequel le chef des gitans (Georges Beller) introduit la pièce sur un thème musical et des danses entraînantes avant d'évoquer la séparation de Diego (Laurent Bàn) et de son frère Ramon (Yan Duffas). La seconde scène présentée se déroule en Espagne lors d'un spectacle gitan ("Baila, Baila") mené par Diego et la Reine des Gitans, Iñez (Géraldine Larrosa). Plus burlesque, la troisième séquence nous montre Zorro faisant irruption dans la maison de Luisa (Liza Pastor), alors qu'elle prend son bain et qu'il cherche à échapper au sergent Garcia (Benoit de Gaulejac). Elle se termine par une chanson d'amour de la jeune fille émue par la rencontre de cet inconnu dont elle ignore tout.

La scène de théâtre suivante illustre les passages plus dramatiques du spectacle, et montre Alejandro (Georges Beller) emprisonné, implorant son fils et geôlier Ramon de le tuer. Une partie du combat final, chorégraphié par le maître d'armes Terry King, a ensuite été présentée : le duel à l'épée entre Ramon et Diego/Zorro illustre parfaitement la justesse et la maitrise des armes, mais également les émotions des deux protagonistes. La dernière scène dévoilée se déroule dans un bar alors qu'Iñez essaie de soutirer des informations au Sergent Garcia. Cette scène reprend la chanson "Bamboleo", qui constitue d'ailleurs le premier single du spectacle.

Une troupe complète pour un livret renouvelé

La troupe a semblé très heureuse de recevoir les Gipsy Kings, avec qui ils ont entonné "Djobi,Djoba" sur un show flamenco de Raphaël Amargo, le chorégraphe du spectacle. Franco-espagnole, Géraldine Larrosa (Iñez) se sent comme un poisson dans l'eau dans cette troupe. "J’ai beaucoup de chance car on a des compagnons merveilleux, de très grands artistes. Je ne suis pas dépaysée, avec le flamenco : c'est comme si j’étais en vacances !".

Même son de cloche chez Laurent Bàn (Diego), qui insiste par ailleurs sur le travail d'écriture : "Le livret est extrêmement bien écrit. Je peux le dire d'autant plus que j'ai de l'expérience dans le domaine. Ils ont mis le paquet là-dessus : chaque personnage est ambigu, a quelque chose à défendre, et c'est un vrai challenge et un vrai plaisir de travailler l'évolution du personnage tout au long du spectacle." Concernant l'album studio, il précise qu'il s'agit "d'une autre direction. Ils nous ont demandé d'interpréter d'une autre manière, pour la radio." La version de "Bamboleo" présentée confirme ce sentiment, avec notamment un refrain traduit en Français, contrairement au single extrait du disque qui sortira le 26 octobre.

Mais ne nous y trompons pas : le spectacle est ambitieux, et les artistes travaillent très dur. Yan Duffas (Ramon) en atteste : "En répétition, c’est une fourmilière. Quand on nous réunit sur le plateau pour faire un ensemble, on découvre des trucs incroyables. C’est très organisé, très millimétré et surtout, on est encadré par des gens qui sont ce qui se fait de mieux pour ce genre de spectacles."

La difficulté est d'autant plus grande que le musical évolue chaque jour pour le public français, comme le confirme Eric Taraud, l'adaptateur du spectacle, qui travaille  avec Stephen Clark, auteur du livret et des paroles dans la version originale. "Peu à peu, le spectacle évolue, prend une nouvelle dimension, les personnages et la dramaturgie se développent, les scènes gagnent en intensité comique ou dramatique. Et il y a au moins 40 ou 50% du spectacle qui est nouveau !"

Le metteur en scène Christopher Renshaw fait quant à lui l'unanimité, comme le confirme Georges Beller (narrateur/Alejandro) : "Je suis un fan absolu du metteur en scène, il est brillant. Il a fait des mises en scène d'opéra avec les plus grands. Il a une idée très précise de ce qu'il veut tout en vous laissant la possibilité de découvrir vous, pour y aller vous-même. C'est un grand metteur en scène." Le metteur en scène de We Will Rock You le rend bien aux artistes français : "Je trouve les artistes très talentueux, mais absolument pas capricieux. Ils sont très attentifs, très vifs, très faciles à vivre, comme une famille."

Sans nous dévoiler la trame de l'histoire dont le secret est bien gardé, nous avons été assez impressionnés par ce résultat partiel des répétitions de ce spectacle haut en couleurs. Nous sommes très impatients de le découvrir aux Folies Bergère dès le mois de novembre, avec les costumes et les décors.

Retrouvez un peu plus tard les photos des répétitions, et dès demain les interviews de l'équipe créative et des artistes.

Compte-rendu réalisé par Sophie Dussaussoy et Samuel Sebban

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