Critique : "Le Soldat Rose à la fabrique de jouets" à l'Olympia

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Mais pourquoi donc le Soldat Rose est-il rose ? Afin de répondre à cette épineuse question, de nombreux artistes s’étaient donné rendez-vous sur la scène de l’Olympia le 22 novembre dernier pour Le Soldat Rose à la fabrique de jouets, troisième et dernier volet haut en couleurs du conte musical né sous la plume de Pierre-Dominique Burgaud en 2006.
A l’origine, Le Soldat Rose était un simple album-concept qui réunissait plusieurs stars françaises ; celles-ci prêtaient leurs voix aux aventures d’un drôle de soldat en plastique interprété à l’époque par Matthieu Chedid. Mais rapidement, l’idée de transposer ce conte musical sur scène pour une poignée de représentations exclusives réunissant tous les artistes présents sur l’album a germé. Fort de l’immense succès qui en a découlé, le second volet sorti en 2014 avec Thomas Dutronc dans le rôle titre a connu le même sort.
Pour le dernier épisode de cette trilogie ludique et musicale intitulé Le Soldat Rose à la fabrique de jouets, c’est le chanteur Renan Luce qui a endossé le costume de ce soldat si attachant, à la fois sur l’album sorti le 24 novembre dernier dans les bacs et sur la scène de l’Olympia pour deux représentations le 22 novembre dernier.
Un soldat… rose ?
Dans une salle comble où les cris d’enfants surexcités se mêlaient aux notes de musique, les artistes se sont attelés à revenir aux origines de l’histoire du soldat rose, là où tout a commencé, à savoir au sein même de la fabrique de jouets. L’enjeu était de répondre à une question cruciale : pourquoi le soldat rose est-il un jour devenu rose ? La réponse – attention spoiler pour qui n’aurait pas encore écouté l’album – trouve ses racines dans l’héroïsme du petit personnage : celui-ci, en voulant sauver une ballerine au tutu déchiré mise à la poubelle par le perfide responsable qualité de l’usine, n’a en effet pas hésité à sauter de sa propre chaîne de fabrication à celle des ballerines pour recevoir le jet de peinture rose qui lui a permis d’être lui aussi défectueux et, ainsi, de finir dans la poubelle et de tenter de sauver la ballerine, aidé bien sûr par ses nombreux autres camarades recalés.

Sur scène, c’est une farandole de stars qui se sont succédées pour se mettre dans la peau des personnages imaginés par Pierre-Dominique Burgaud : Calogero, Jean-Louis Aubert, Olivia Ruiz, Edouard Baer, Sandrine Kiberlain, Alain Souchon, Gaëtan Roussel, Laetitia Casta, Hugh Coltman et bien sûr Renan Luce. Seule Zazie, qui interprète sur l’album la chanson « Recalés » de la poupée Oeil de Lynx, a été remplacée sur scène par Stefi Celma, enregistrements de The Voice obligent. Les morceaux, petites odes à la solidarité et à l’acceptation de l’autre aux accents pop, rap et folk, ont été cette fois-ci mis en musique par Alain Souchon et ses deux fils, Pierre et Charles, dit Ours. Un Alain Souchon que l’on a d’ailleurs également retrouvé sur scène, surexcité dans son rôle d’homme de ménage. De son côté, Edouard Baer campe un narrateur brillant qui n’a pas hésité à faire participer les nombreux enfants présents dans la salle, s’autorisant même par-ci par-là quelques petites improvisations qui ont fait mouche. Quant aux autres artistes, leur énergie et investissement étaient communicatifs et les chansons semblaient taillées sur-mesure pour leur univers. Seule Lætitia Casta, dont le filet de voix rarement juste était difficilement supportable pour les oreilles, était largement en-dessous du niveau général malgré la présence d’autres comédiens purs dans la distribution.
Un conte musical élégant au message universel
Côté mise en scène, les jeux de lumière et l’atmosphère étaient particulièrement soignés ; couleurs pastels et dessins habillaient le décor acidulé sans jamais tomber dans le « too much », mais indéniablement pensés pour séduire les plus jeunes émerveillés devant l’histoire de ces jouets pas comme les autres. Les adultes n’ont pas non plus boudé leur plaisir ; à chaque apparition d’un nouvel artiste sur scène, ils applaudissaient à tout rompre, se déhanchant et chantant ici les mélodies concoctées par la Souchons’ family, glissant là les noms de tous ces artistes à l’oreille de leur progéniture davantage intéressée par le bisou qu’allait ou non faire Cro-Boy à Œil de Lynx… Car outre le strass et les paillettes, Le Soldat Rose à la fabrique de jouets est effectivement un conte musical qui s’adresse à la fois aux petits et aux grands, aux titres efficaces et élégants mais également profond sous des allures enfantines. Les messages d’ouverture et de tolérance sont distillés de manière différente dans les morceaux, comme par exemple dans « A qui la faute » : « à qui la faute, c’est toujours à l’autre, à l’inconnu, à l’étranger, celui qui n’est pas comme tu es… »
Pour finir le spectacle en beauté, pendant le rappel sur « A la fabrique », les enfants présents dans la salle ont été invités à monter sur scène parmi les artistes sous une avalanche de confettis… roses, évidemment.

Crédit photo : ManuWino


Le Soldat Rose à la fabrique de jouets
Le mercredi 22/11/2017 à 16h00 et 20h à l’Olympia, et le 24 novembre 2017 dans les bacs.
28 Boulevard des Capucines, 75009 Paris
Avec : Zazie, Alain Souchon, Gaëtan Roussel, Sandrine Kiberlain, Renan Luce, Jean-Louis Aubert, Calogero, Olivia Ruiz, Hugh Coltman, Laetitia Casta et Edouard Baer
Production de l’album : Régis Ceccarelli ; Paroles : Pierre-Dominique Burgaud : Musique : Alain, Pierre et Charles Souchon
Tags : Zazie, Stéfi Celma, Alain Souchon, Gaëtan Roussel, Sandrine Kiberlain, Renan Luce, Jean-Louis Aubert, Calogero, Olivia Ruiz, Hugh Coltman, Laetitia Casta, Edouard Baer, Régis Ceccarelli, Pierre-Dominique Burgaud, Robin Feix, Le Soldat Rose, Le Soldat Rose à la fabrique de jouets, Olympia, album, 2017, concert
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Chloe Enkaoua

Chloe Enkaoua

J'ai trois passions dans la vie : les voyages, les romans de Stephen King et les comédies musicales. En grandissant au milieu de quatre grandes sœurs, j'ai été biberonnée aux films musicaux, de "Hair" à "The Chorus Line" en passant par "West Side Story", "Grease" et "Fame". Depuis 2008 et mon arrivée à Paris pour exercer le métier de journaliste, j'écume les salles de spectacles pour y découvrir les nouvelles comédies musicales à l'affiche. Et lorsque je le peux, celles de Broadway et du West End également !
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