Interview : Nicolas Nebot et l’adaptation du “Bal des Vampires”

Alors qu'actuellement, sa dernière adaptation, Le Bal des Vampires, se joue sur la scène du Théâtre Mogador, nous avons rencontré Nicolas Nebot à quelques heures de la première. Dans les fauteuils de cette salle mythique, il nous livre ses impressions sur son travail, son binôme avec Ludovic-Alexandre Vidal, et (presque) son actualité prochaine.

Musical Avenue : Le Bal des Vampires est votre troisième adaptation avec Ludovic-Alexandre Vidal, la relation entre vous, vous n’avez plus besoin de parler pour vous comprendre ?

Nicolas Nebot : Alors je vais vous donner un scoop, c’est notre troisième et notre dernière ! Non, je rigole ! C’est la troisième avec Ludovic-Alexandre Vidal, et la quatrième avec Stage ( Entertainment, ndlr). Ça se passe très bien, on est collègues mais aussi amis. On a une vraie complicité, on se comprend bien, on aime bien travailler ensemble. Sans vouloir dévoiler de secrets, il y en aura d’autres dont une qui va être annoncée très bientôt.

Ce soir c’est la première, c’est bouclé, on ne change plus rien. Vous avez donc fini pour ce projet-çi. Qu’est-ce que vous faîtes demain ?

N.N. C’est la première mais c’est notre dernière à nous (Ludovic-Alexandre Vidal et Nicolas Nebot, ndlr). Et demain, on va travailler sur un autre projet, dont on pourra bientôt parler. Il est encore secret, mais on en parlera très vite !

L’adaptation du Bal des Vampires a-t-elle était plus complexe, de par l’humour, que celle de La Belle et La Bête ?

N.N. C’est beaucoup plus compliqué que les autres pour deux raisons : la première c’est que c’est un spectacle qui est à 90% chanté, donc j’ai eu plus de travail que sur les autres où généralement c’est plus équilibré. Et surtout parce que c’était un spectacle qui a été écrit en allemand, une langue que je ne parle pas du tout. Donc il a fallu trouver une autre stratégie que la traduction pour pouvoir rentrer dans le spectacle, le comprendre et en faire une autre version. Ça a été complexe, mais extrêmement intéressant artistiquement. Michael (Kunze, auteur du livret ndlr) m’a donné les clefs pour rentrer dans ce spectacle. Notamment le sous texte qui est très important. Les deux univers philosophiques qui sont ceux de Kant et Lynch, m’ont servi en tout cas à comprendre comment il avait construit ses personnages. Ensuite j’ai fait un travail de fond avec Roman Polansky. Et on est retournés dans la bible, c’est-à-dire le caractère de ses personnages au moment de l’écriture de son film. Et avec ces deux feuilles de route, on a pu bâtir une version française, en étroite collaboration avec Michael (Kunze) mais aussi avec Roman (Polanski, ndlr) qui vit à Paris, c’était beaucoup plus simple. On s’est vus assez souvent, on a avancé ensemble sur les différentes versions, pour arriver à celle d’hier soir, qui est la version définitive.

Il y a eu beaucoup d’ajustements de fait pendant les avant-premières ?

N.N. Il y a eu énormément d’ajustements. Beaucoup plus que sur tous les autres spectacles sur lesquels j’ai pu travailler. On a commencé les répétitions le 26 août, et depuis le 26 août on a eu un script par jour. Ce qui est beaucoup mais c’est justifié parce qu’on a essayé de faire coller au mieux le script à la mise en scène de Roman.

Que préférez-vous entre faire l’adaptation d’un spectacle et écrire des chansons ?

N.N. Ce sont deux exercices qui sont très proches. Ecrire des chansons pour des artistes, c’est très intéressant parce qu’il faut s’imprégner de la personnalité des artistes. En revanche, le moyen d’expression est peut-être un peu plus réduit. Dans l’adaptation d’un spectacle musical, on peut peut-être aller plus loin sur le développement des choses à dire. Après c’est deux exercices qui me passionnent l’un comme l’autre, je n’ai pas forcement de préférence.

Avec autant de travail, avez-vous le temps d’en écrire en même temps que de faire une adaptation ou c’est l’un après l’autre ?

N.N. Quand je dis qu’une adaptation c’est le travail d’un an, ce n’est pas un an continu. C’est-à-dire que j’ai le temps de faire autre chose pendant ce temps-là. Notamment l’adaptation d’un autre spectacle qu’on va annoncer très bientôt.

Bientôt sur MusicalAvenue, retrouvez notre interview avec Ludovic-Alexandre VIDAL !


Le Bal des Vampires de Michael Kunze et John Steinman

Au théâtre Mogador
Rue Mogador 
75009 Paris

Mise en scène : Roman Polanski. Adaptation : Nicolas Nebot et Ludovic-Alexandre Vidal

Avec Stéphane Métro, Rafaëlle Cohen, David Alexis, Sinan Bertrand, Solange Milhaud, Pierre Samuel, Guillaume Geoffroy, Daniele Carta Mantiglia

1 réponse

  1. charles
    Wicked ?? Peut être ?

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