Critique : Idina Menzel en concert à la salle Wilfrid-Pelletier de Montréal

John Travolta a eu beau massacrer son nom à la cérémonie des Oscars de 2014, on le connait tous désormais. Si ses fans de la première heure la suivent depuis maintenant plus de 20 ans, c’est avec l’énorme succès de La Reine des Neiges qu’elle s’est fait encore plus connaitre du grand public. De passage à Montréal pour la première fois dans le cadre de sa tournée mondiale en ce mardi 1er septembre, Idina Menzel a pour le moins triomphé sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier de Montréal. Retour sur ce spectacle où la diva des comédies musicales en a mis plein les yeux et les oreilles à son public montréalais.

L’effet Idina

À 20h passé, Idina se fait attendre. Ses fans, petits et grands, trépignent d’impatience à l’idée de la voir enfin sur scène. La salle Wilfrid Pelletier est presque pleine. Ils sont des milliers ainsi réunis, surexcités. Puis, leur idole fait finalement son entrée après un court montage vidéo. Le public, en pâmoison, restera dans cet état jusqu’à la toute fin du spectacle. C’est l’effet Idina Menzel ; la passion pour les comédies musicales y comptant aussi pour beaucoup.

Charismatique, sympathique, drôle et accessible, Idina Menzel est un peu la "girl next door" devenue star. Elle a beau enligner les succès, une fraîcheur se dégage d’elle, comme un condensé de bonne humeur, accentué par son irrésistible sourire. C’est d’ailleurs en grande partie pieds-nus qu’elle a interprété les chansons qui l’ont fait connaitre, la plupart tirées de comédies musicales.

Un répertoire axé sur la différence et l’indépendance

Toute première interprète d’Elphaba dans Wicked, Idina a aussi campé le rôle de Maureen dans Rent, sur scène comme au grand écran. Plus récemment, elle a reçu une nomination aux Tony Awards pour son rôle dans If/Then à Broadway. À la télé, on a entre autres pu la voir dans la série Glee. Et, s’il fallait encore le préciser, c’est bien elle qui a prêté sa voix au personnage d’Elsa dans La Reine des Neiges.

Qu’ont en commun tous ces personnages ? La force, la différence, l’indépendance… quelques valeurs prônées dans un spectacle comme dans l’autre et symbolisées dans des chansons devenues cultes comme "Defying Gravity", "Take me of Leave me" et "Let it Go". Pourtant, Idina avoue elle-même que sa vie personnelle a été plutôt chaotique ces dernières années et qu’elle n’a pas toujours envie de chanter ce type de chansons. C’est ainsi qu’on a eu droit à quelques surprises, à l’écart de ces thématiques, comme son interprétation touchante de Creep de Radiohead.

Une idole généreuse

C’est d’ailleurs l’une de ses grandes qualités : passer d’un répertoire à un autre avec facilité et conviction, toujours avec entrain. Pendant près de 2 heures, elle a d’ailleurs à peine repris son souffle entre deux chansons, énergique quand il le fallait et plus posée quand l’interprétation l’exigeait. Elle n’a pas non plus cessé d’interagir avec le public qui la remerciait de la plus belle façon possible par de chaleureux et bruyants applaudissements, mais aussi par des standings ovations répétés.

Quand elle s’est dirigée vers lui, s’enfonçant même dans les rangées pour inviter quelques chanceux à chanter avec elle, il s’est particulièrement enflammé. Les enfants dans l’assistance ont eux aussi pu réaliser leur rêve en montant sur scène à ses côtés pour entonner le très attendu "Let it Go" à la fin du spectacle.

Alors que Montréal était l’une des dernières étapes de sa tournée, on n’a certainement pas fini d’entendre cette chanteuse, actrice et compositrice généreuse. Elle travaillerait d’ailleurs à l’écriture de nouvelles chansons pour un prochain album et la suite de La Reine des Neiges serait en préparation !

Crédits photo : http://idinamenzel.com/worldtour/

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire

Vous devez être Connecté pour poster un commentaire. Pas encore inscrit ? Cliquez-ici.