Critique : "Evita" au Phoenix Theatre à Londres, à l'affiche jusqu'au 14 octobre

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Pour une durée limitée de 12 semaines, Evita est de retour dans le West End au Phoenix Theatre, pour notre plus grand plaisir car comme le bon vin, ce musical ne cesse de devenir meilleur avec le temps. 

Il est pourtant difficile de dépasser la qualité de la version de 2006 de Michael Grandage (merveilleusement chorégraphiée par Rob Ashford) qui fut après une série de représentations trop brève dans le West End transférée à Broadway avec Antonio Banderas dans le rôle du Ché. C’est la deuxième fois que cette nouvelle production de Bill Kenwright interrompt sa tournée pour se poser à Londres. Cette fois-ci, dans le rôle du Ché, Marti Pellow cède la place au séduisant Gian Marco Schiaretti sorti tout droit de Tarzan en Allemagne après avoir interprété Mercutio dans Roméo & Juliette à travers toute son Italie natale. Même si Evita marque ses débuts dans le West End, sa voix de ténor puissante et son physique avantageux semblent séduire autant les deux sexes comme en témoignent les « standing ovations » lors des saluts. 

À ses côtés, Kevin Stephen-Jones semble quelque peu effacé dans le rôle de Péroné mais ce style convient parfaitement au personnage qui ne conserve son pouvoir que grâce au charisme de son épouse Éva, ici magnifiquement interprétée par Emma Hatton. Également chanteuse de jazz et de blues, Emma (qui vient de jouer le rôle d’Elphaba dans Wicked à l’Apollo Victoria) n’est pas sans rappeler la jeune Elaine Paige qui a connu la consécration en interprétant le rôle d’Evita lors de sa création au Prince Edward Theatre en 1978, il y presque 40 ans. 

Les rôles secondaires sont également à la hauteur 

On remarquera particulièrement Sarah O’Connor vue dans The Commitments, qui dans le rôle de la maîtrise nous interprète avec beaucoup d’émotion « Another suitcase, another hall », peut-être la meilleure chanson d’une partition qui regorge de tubes depuis l’iconique « Don’t cry for me Argentina » jusqu’à « You must love me » composé pour Madonna, pour la version filmée d’Alan Parker en 1996, qui ajoute du pathos à la scène finale.
Avec Sunset Boulevard, Evita est sans doute la meilleure partition d’Andrew Lloyd Webber. Les paroles de Tim Rice font toujours mouche et le cynisme du livret, anti-sentimental et politique, fait que cette œuvre pourra continuer à traverser les époques sans prendre de rides. Les impeccables chorégraphies de Bill Deamer ajoutent encore un plus à cette production qui, grâce aux décors inspirés de Matthew Wright , aux lumières de Tim Oliver et aux merveilleuses orchestrations de David Cullen, constituent peut-être la version définitive de cette œuvre pour le West End. Pourtant, elle a été conçue à l’origine pour la tournée britannique. 
À ne manquer sous aucun prétexte jusqu’à la rentrée au Phoenix Theatre !
Credit photos : Pamela Raith Photography


Evita

Du 28 juillet au 14 octobre 2017
Au Phoenix Theatre à Londres

Musique : Andrew Lloyd Webber ; Paroles : Tim Rice
Avec : Emma Hatton, Sarah O’Connor, Kevin Stephen-Jones, Gian Marco Schiaretti
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