Critique : "Gaby, mon amour !" au Théâtre Déjazet à Paris

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Le music-hall, a l’origine du genre de la comédie musicale, a vu ses débuts au commencement du XXè siècle et une des chanteuses acclamées n’était autre qu’une française : Gabrielle Deslys. Gaby, mon amour! retrace la création du music-hall grâce a des numéros de cette  fameuse Gaby Deslys.
Cette marseillaise décide de prendre son destin en main alors qu’elle est encore jeune, et c’est avec une grande détermination que Gaby Deslys monte à Paris pour faire carrière dans le spectacle. Son minois et son talent l’amèneront à New-York où elle rencontrera les plus grands compositeurs, artistes et chefs d’état de son époque. C’est un femme libre pour son époque et elle va moderniser le spectacle en mélangeant plusieurs influences musicales.
Malgré une petite pause de quelques minutes au milieu du spectacle, qui pourrait ressembler à un micro entracte, la pièce ne souffre pas de temps morts, grâce à une narration prenante et des numéros flamboyants. Cet entracte marque la séparation entre la première partie, narrant principalement la vie de Gaby, et la seconde partie s’apparentant à un one-man-show de Mark Nadler. Ce dernier tout droit venu des États-Unis, avec son accent charmant, son talent de pianiste-danseur -chanteur et son énergie, conte l’histoire du Music-Hall.
Piano à queue, drapé, perles, plumes et paillettes, tous les accessoires pour faire voyager et rêver le public sont présents. Petite surprise agréable : six danseurs (quelques fois hésitants, par manque de temps de travail sûrement) accompagnent même la délicieuse Clémentine Decouture et Jean-Christophe Born.
On regrettera quelques soucis techniques liés à cette première, notamment la gestion des lumières avec les voix des régisseurs que l’on entend plus que celles des artistes, les changements d’ambiances de lumières pendant une même chanson et la poursuite qui tâtonne. Heureusement, rien à redire sur le son (le spectacle étant joué sans microphone).
Les quelques soucis techniques, preuve d’un manque indéniable de temps de travail au théâtre ne gâchent finalement pas la totalité du spectacle qui se tient par lui même et mérite ce petit tour en arrière pour découvrir Gaby Deslys, le music-hall, mais aussi (et peut-être surtout) Mark Nadler, capable de tenir une salle à lui tout seul.


Gaby, mon amour !, de Jean-Christophe Born
Les 24 et 25 septembre 2018
Au Théâtre Déjazet
41, Boulevard du Temple – 75003 Paris
Le 29 janvier 2019
Au Théâtre de l’Odéon
162 La Canebière – 13001 Marseille

En juillet 2019 au Festival d’Avignon, en août 2019 au Festival Durance Lubéon et en juillet 2020 à Lisbonne
Mise en scène : Mark Nadler
Avec : Clémentine Decouture, Jean-Christophe Born et Mark Nadler
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