À l’occasion de la première édition des Hivernales du Théâtre Déjazet, six spectacles musicaux écrits et composés par Yanowski sont proposés au public, parmi lesquels Adèle Berry, une création originale qui mêle conte fantastique, fresque sociale et récit initiatique. Entre rêve et réalité, aventure et dénonciation des injustices, ce spectacle musical séduit par ses tableaux chantés et dansés de grande qualité, sa mise en scène soignée, sa musique live entraînante et ses chansons bien écrites. Musical Avenue s’est laissé charmer par cette création originale qui invite au voyage.
Jusqu’au 26 avril 2026, Les Hivernales du Déjazet présentent ainsi six spectacles : Adèle Berry, Malevolo & l’oiseau qui fait venir le jour, La Boîte de Pandore, Mel Bonis le secret, Zorbalov et l’Orgue magique et Le Vagabond des mers. Entre comédies musicales et contes musicaux, ces créations s’adressent à tous les publics (enfants, adolescents, adultes et seniors) avec l’ambition d’ouvrir une porte vers un imaginaire commun où la poésie domine, le fantastique s’invite et la musique constitue un fil conducteur.
Des tableaux d’ensemble parfaitement exécutés
Adèle Berry plonge le spectateur dans le Londres de 1880. Inspiré aussi bien de Dickens que des grands contes fantastiques, de Cendrillon à Pinocchio, la comédie musicale raconte le destin singulier d’Adèle Berry, une jeune fille issue d’un milieu aisé et contrainte de se déplacer en fauteuil roulant. La nuit venue, une mystérieuse paire de bottines lui permet pourtant de retrouver sa mobilité.
Au fil de ses escapades nocturnes, Adèle découvre les docks et les quartiers populaires de la ville, un univers foisonnant de saltimbanques, de musiciens de rue et d’artistes ambulants qu’elle n’avait jamais côtoyés. Elle y rencontre une bande d’orphelins voleurs et se lie d’amitié avec eux, notamment Eliot avec lequel elle tisse un lien privilégié. Ensemble, ils devront affronter Faith Damnable, inquiétant antagoniste de l’histoire.
Décors et costumes plongent immédiatement le public dans l’atmosphère du Londres du XIXe siècle. Les tableaux d’ensemble, chantés et dansés, sont de grande qualité, parfaitement exécutés et participent à une immersion totale. Les scènes de découvertes des quartiers populaires de Londres, du marché à la foire, avec la rencontre de marchands en tout genre, artistes et autres saltimbanques, impressionnent par leurs richesses visuelles. L’ensemble vocal saisissant, les couleurs vives, les mouvements constants des personnages et les dialogues portés par la musique insufflent une énergie communicative qui captive le public.
Des musiciens en live sur scène
Dans le rôle-titre, Céleste Hauser (Les Souliers Rouges) incarne une Adèle Berry lumineuse, pétillante et avide de découvertes. Le duo qu’elle forme avec Eva Tesiorowski, interprète de la gouvernante, se révèle particulièrement touchant grâce à une belle alchimie scénique. Yanowski lui-même impressionne dans la peau de Faith Damnable, imposant et menaçant, porté par une voix grave et puissante qui incarne parfaitement l’ombre du récit.
L’ensemble des voix se distingue par sa justesse et sa maîtrise. Les mélodies fonctionnent parfaitement et les textes, poétiques, contribuent pleinement à la compréhension de l’histoire.
La présence de musiciens en live constitue une véritable plus-value. La musique gagne en relief et en intensité émotionnelle, renforçant chaque scène. Installés à l’arrière du plateau derrière une fine toile, les instrumentistes restent visibles du public, occupant ainsi une place pleinement assumée dans la mise en scène.
Une mise en scène immersive et rythmée
Une création originale française qui fait du bien
À une époque où les reprises de comédies musicales se multiplient, la découverte d’une création originale française apporte un souffle nouveau particulièrement bienvenu… Un vent de fraîcheur qui fait indéniablement du bien.
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