Critique : "La Tour de 300 mètres – Le musical" au Théâtre des Mathurins à Paris

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Nous avions découvert le spectacle La Tour de 300 mètres – Le musical lors du showcase en janvier 2018 à la Comédie Bastille. C’est désormais sur les planches du Théâtre des Mathurins que l’on conte en musique l’histoire de la construction de la Dame de Fer et de son créateur Gustave Eiffel dans une version résolument plus perfectionnée.
Une version raccourcie et plus efficace
C’est désormais en l’espace d’une heure et demi que défilent devant le public les quelques années qui ont été nécessaires au concept et à la création de notre emblématique Tour Eiffel. De l’idée folle venue à l’esprit de cet ingénieur, patron de sa propre entreprise de constructions métalliques, à la consécration quand les files d’attente n’ont jamais désempli pour la visiter, encore aujourd’hui. Lors de sa première lecture l’année dernière, le spectacle, en deux actes, durait presque deux heures et demi, garni d’anecdotes et pointu sur tous les aspects historiques, preuve de la sincère fascination de son auteur Marc Deren.
Cette condensation de la durée du spectacle ne réduit en rien la qualité de ce dernier. Bien au contraire, puisque débarassé de ses tournures encyclopédiques, le livret se concentre désormais sur l’essentiel, l’homme, sa famille, sa Tour et la vie de tous ceux ou celles que cette dernière a impacté lors de sa construction. Cette épuration permet au spectateur de se laisser encore plus pénétrer par l’émotion de cette histoire familiale, et par la fierté de connaître désormais un peu plus de notre Histoire parisienne à tous. (Bon d’accord, peut-être nous manque quand même un peu le développement de l’histoire naissante maladroite entre Claire Eiffel, la fille de Gustave et Adolphes Salles, l’assistant de l’ingénieur…C’est notre côté fleur bleue). Le rythme y est maintenant plus soutenu, aussi entraînant que les chansons du spectacle jouées au piano par John Florencio (Edges; Ordinary Days). Un pari éducatif qui reste émouvant et divertissant avant tout.
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L’homme derrière le nom
La distribution a également évolué depuis la première présentation l’année dernière. Et on ne peut que saluer le choix d’avoir opter pour David Eguren (La Belle et la Bête ; Le Voyage extraordinaire de Jules Verne) pour incarner le rôle principal du spectacle, celui de Gustave Eiffel. L’artiste y apporte une prestance et une force tranquille qui conjuguent parfaitement grandeur et humilité pour rendre hommage à ce personnage visionnaire, passionné à qui l’on doit le monument le plus emblématique de notre capitale. L’interprète est également bien entouré sur scène par une troupe d’artistes talentueuse dont notamment les touchantes Juliette Behar (Jack L’Eventreur de Whitechapel ; l’Homme de Schrodinger) dans le rôle de Claire Eiffel et Claudia Palleschi (Les Secrets de Barbe Bleue ; La Famille Addams) qui incarne une jeune immigrée italienne dont le mari va travailler sur la Tour. On salue particulièrement la prestation des comédiens Matthieu Brugot (Ivo Livi ou le destin d’Yves Montand ; Peter Pan), Stanislas Clément (Next Thing You Know ; Joseph le Musical) et Nicolas Soulié (Aladin ; Les Aventures de Tom Sawyer) qui cumulent plusieurs rôles mais les singularisent au point parfois de nous bluffer et presque laisser le doute. Enfin chapeau à l’écriture et à l’interprétation du personnage drôle et haut en couleur, c’est le minimum que l’on puisse dire, de la Comtesse de Poix, incarnée par Véronique Hatat (Les Aventures de Tom Sawyer ; Grease) qui ne laisse pas les spectateurs.rices indifférent.e.s, on peut entendre ces derniers.ières applaudir avec grand entrain à chaque sortie.
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Un décor qui prend de la hauteur… littéralement
La mise en scène de Julien Rouquette (Un Songe… Une nuit d’Eté ; La Vie Parisienne ou presque) est pensée presque archictecturalement. Non seulement les personnages et les accessoires occupent toute la largeur de la scène, voire la salle entière, mais également la hauteur ! En effet, les ouvriers construisent bel et bien un début de Tour Eiffel rouge, sa couleur d’origine, devant le public. Et celle-ci prend également plus de hauteur grâce à un habile set de draperies verticales proprement mis en lumière tout au long des péripéties du spectacle. Une intelligente sobriété pour raconter l’histoire d’un immense et spectaculaire édifice. Cependant, elle manque lorsque le couple d’immigrés italiens découvre les sites emblématiques de Paris avec des pancarte noires et blanches griffonnées qui n’ont pas l’élégance du reste des décors et cassent un peu le charme de cette petite balade musicale. Mais heureusement les costumes, autres accessoires, décors et musiques nous replongent vite dans le délicieux cachet de cette époque qui allait plus tard s’appeler la Belle Epoque. 
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Dans le spectacle, il est rappelé qu’à l’origine, la Tour Eiffel ne devait rester sur le Champ de Mars qu’une vingtaine d’années après l’Exposition Universelle de 1889 pour être ensuite démontée. Nous savons tous ce qu’il est finalement advenu.
On souhaite à l’équipe de La Tour de 300 mètres – Le musical, que leur spectacle connaîtra le même destin et perdurera après son exploitation au Théâtre des Mathurins prévue aujourd’hui jusqu’au 29 juin prochain.
Crédit photo : Inanis Photographe


La Tour de 300 mètres – Le musical, de Marc Deren
A partir du 21 mars 2019
Les jeudis et vendredis à 19h et les samedis à 14h et 19h
Au Théâtre des Mathurins
36 rue des Mathurins – 75009 Paris
Mise en scène : Julien Rouquette ; Direction musicale : John Florencio ; Chorégraphies : Amélie Foubert
Avec : Juliette Behar, Claudia Palleschi, Véronique Hatat, Matthieu Brugot, Stanislas Clément, David Eguren et Nicolas Soulié
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Margot Capespine

Margot Capespine

Etudiante en cinéma, c'est ce dernier qui m'a mené à la comédie musicale en visionnant les perles de l'âge d'or d'Hollywood. Le virus s'est développé avec une passion pour la version spectacle vivant de ce genre, jusqu'à envahir ma vie professionnelle puisque je produis les spectacles et parades d'un célèbre parc d'attractions dans l'est parisien. J'ai rejoint Musical Avenue et sa merveilleuse équipe en 2013 par envie de développer la légitimité et la popularisation de ce genre qui mérite d'être incontournable à Paris.
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